La peur : quand l’émotion cherche à préserver la vie

(Les émotions : votre système de navigation intérieure)

La peur est sans doute l’une des émotions les plus moquées.
« N’aie pas peur. »
« Tu es ridicule. »
« Regarde-le / regarde-la, il/elle a peur… »

Très tôt, on nous a appris que la peur était un signe de faiblesse.
Qu’il fallait la dépasser, l’ignorer, la faire taire.

Et pourtant… la peur est une émotion vitale, qui mérite d’abord d’être accueillie comme une information, avant d’être jugée ou combattue.

1.     À quoi sert vraiment la peur ?

La peur a une fonction très précise : préserver la vie.

Elle active en nous des mécanismes archaïques de protection.
Face à un danger réel, elle permet de :

  • mobiliser des ressources insoupçonnées,
  • fuir,
  • se figer,
  • ou se défendre.

Son objectif n’est pas de nous bloquer.
Son objectif est de choisir la réponse la plus adaptée pour survivre.

2.     Quand la peur n’est plus liée au danger immédiat

Le problème n’est pas la peur en elle-même.
Le problème apparaît lorsque la peur est sollicitée hors contexte de danger vital.

Aujourd’hui, beaucoup de peurs ne concernent pas la survie du corps, mais :

  • la peur de ne pas être à la hauteur,
  • la peur du regard des autres,
  • la peur de demander de l’aide,
  • la peur de déplaire,
  • la peur de se tromper,
  • la peur d’oser.

Ces peurs sont réelles…
mais elles ne mettent pas votre vie en danger.

3.     La bonne question à se poser

Quand la peur se présente, votre système de navigation intérieure vous invite à ralentir et à discerner.

Une question simple peut tout changer :

« Ma vie est-elle réellement en danger, ici et maintenant ? »

Si la réponse est oui → la peur a toute sa légitimité.
Si la réponse est non → alors la peur n’est plus un signal de survie, mais un signal d’apprentissage.

4.     La peur comme information, pas comme verdict

La peur n’est pas là pour vous empêcher d’avancer.
Elle est là pour vous demander de vous préparer, de vous ajuster, de vous sécuriser.

Elle indique souvent :

  • un pas nouveau à apprivoiser,
  • une compétence à développer,
  • un besoin de soutien,
  • un rythme à ralentir,
  • une zone encore inconnue.

Prendre la peur comme une information change tout.
Elle cesse d’être un frein et devient un repère.

5.     Quand la peur n’est pas écoutée

Une peur niée ne disparaît pas.
Elle peut se transformer en :

  • stress chronique,
  • agitation mentale,
  • fatigue nerveuse,
  • évitement,
  • ou repli excessif.

À l’inverse, une peur reconnue s’apaise souvent très vite.
Elle se sent enfin entendue.

6.     Peur, plaisir et mouvement

Si la joie et le plaisir indiquent que l’on peut avancer,
la peur, elle, indique parfois qu’il est temps de faire une pause… pas de renoncer.

Elle ne dit pas toujours « recule ».
Elle dit souvent :
« Approche autrement. »

Alors, à quoi bon se mettre la rate au court-bouillon 😉
quand la peur cherche surtout à nous aider à avancer avec plus de conscience ?

7.     Un geste simple pour accueillir la peur

Quand la peur apparaît,
posez vos pieds bien au sol.

Respirez lentement.
Sentez le contact avec le sol.

Puis dites intérieurement :

« Je t’entends.
Dis-moi ce que je dois ajuster. »

Très souvent, le corps se détend aussitôt.

8.     Pour aller plus loin

Si la peur est omniprésente, paralysante, ou si elle vous empêche d’oser vivre certains élans, un accompagnement peut vous aider à restaurer un sentiment de sécurité intérieure.

Je vous accompagne, à travers Le Voyage Intérieur, pour écouter la peur sans la subir et retrouver une confiance plus stable, ancrée dans le corps.

Avec présence et bienveillance,

Marilyn — Le Voyage Intérieur