La tristesse : quand l’émotion invite à faire un deuil

(Les émotions : votre système de navigation intérieure)

La tristesse est une émotion que l’on a longtemps appris à cacher.
Encore plus chez les garçons, à qui l’on a souvent répété qu’il ne fallait pas se montrer vulnérable, que pleurer était un signe de faiblesse.
Bonjour les dégâts…

Alors la tristesse a appris à se taire.
À se contenir.
À se loger ailleurs — dans le corps, dans la fatigue, dans le silence.

Et pourtant, la tristesse n’est ni une erreur, ni une faiblesse.
Elle est une émotion de vérité.

1.     Ce que la tristesse indique vraiment

La tristesse apparaît lorsque, profondément, nous savons que les choses ne seront plus jamais comme avant.

Elle se présente quand un deuil est à faire, au sens propre comme au sens figuré.

Il peut s’agir :

  • d’une personne,
  • d’une relation,
  • d’un projet,
  • d’une situation,
  • d’un idéal,
  • d’une version de soi,
  • ou d’un futur que l’on avait imaginé.

Souvent, la tête n’a pas encore accepté.
Mais le corps et le cœur, eux, ont déjà compris.

La tristesse arrive à cet endroit précis, là où l’on ne peut plus faire comme si.

2.     La tristesse : une émotion de passage irréversible

Dans votre système de navigation intérieure, la tristesse est l’émotion qui signale un changement d’époque intérieure.
Elle marque un avant et un après.

Sans tristesse, le deuil reste suspendu.
Et ce qui n’est pas pleuré continue de peser.

La tristesse n’est pas là pour vous enfermer dans la douleur.
Elle est là pour vous permettre de traverser le point de non-retour, afin que quelque chose de nouveau puisse, un jour, émerger.

3.     Pourquoi pleurer est un mouvement juste

Pleurer n’est pas un effondrement.
C’est un écoulement naturel.

Dans mes séances, lorsque quelqu’un se met à pleurer, je ne cherche jamais à interrompre ce mouvement.
Au contraire, j’invite à laisser sortir, à laisser couler.

Parce que très souvent, les larmes marquent :

  • le début d’un deuil conscient,
  • une prise de conscience profonde,
  • un attachement qui se défait,
  • un verrou intérieur qui s’ouvre.

Le corps sait quand il est temps de lâcher.
Il a seulement besoin que vous lui en donniez l’autorisation.

4.     Quand la tristesse est retenue

Lorsqu’on empêche la tristesse de s’exprimer, elle ne disparaît pas.
Elle se transforme.

Elle peut devenir :

  • fatigue persistante,
  • lourdeur émotionnelle,
  • nostalgie envahissante,
  • perte d’élan,
  • ou tristesse diffuse, sans cause apparente.

La tristesse retenue alourdit.
La tristesse traversée libère.

5.     Accueillir la tristesse avec douceur

Accueillir la tristesse ne signifie pas s’y noyer.
Cela signifie lui laisser le temps de faire son travail.

Comme on accompagnerait un ami dans un moment difficile :

  • sans jugement,
  • sans précipitation,
  • sans chercher à “aller mieux” trop vite.

Se montrer bienveillant avec soi-même, s’autoriser à pleurer quand le corps émotionnel en a besoin, c’est souvent le début d’un apaisement profond.

Essayez… ça fait du bien 😉

6.     Une métaphore pour comprendre

La tristesse n’est pas une pluie passagère.
C’est parfois une longue averse nécessaire, celle qui nettoie le paysage avant qu’il ne change de visage.

On ne peut pas demander au ciel de s’éclaircir tant que la pluie n’a pas fini de tomber.

7.     Un geste simple pour accompagner la tristesse

Quand la tristesse se présente, posez une main sur votre poitrine ou sur votre ventre.
Respirez lentement.
Laissez les larmes venir si elles sont là.

Puis dites intérieurement :

« Je reconnais ce qui se termine.
Je me donne le droit de pleurer ce qui ne sera plus. »

La tristesse sait exactement quand elle a fini.

8.     Pour aller plus loin

Si votre tristesse revient souvent, si elle semble installée, ou si vous sentez qu’un deuil n’a jamais vraiment été traversé, un espace d’écoute plus profond peut être précieux.

Je vous accompagne, à travers Le Voyage Intérieur, pour traverser les deuils — visibles ou invisibles — et permettre au corps et à l’âme de retrouver leur fluidité.

Avec présence et bienveillance,

Marilyn — Le Voyage Intérieur