Le dégoût : quand l’émotion protège votre intégrité
(Les émotions : votre système de navigation intérieure)
Le dégoût est une émotion que l’on juge souvent dure, excessive ou peu élégante.
Pourtant, c’est l’une des plus anciennes et des plus essentielles.
Le dégoût ne cherche pas à plaire.
Il cherche avant tout à protéger.
Dès les premiers instants de la vie, le dégoût est déjà à l’œuvre.
Quand j’explique le dégoût, là aussi, je parle souvent du bébé.
Un bébé met spontanément en doute ce qu’on lui présente.
Il porte à la bouche… puis recrache.
Il grimace.
Il refuse.
Il ne fait pas ça pour contrarier.
Au contraire, il le fait pour ne pas être empoisonné.
Son système est encore brut, instinctif, mais d’une intelligence remarquable :
il teste, il sent, il rejette ce qui ne lui paraît pas sûr.
Le dégoût est déjà là.
Bien avant les mots.
Bien avant la raison.
1. À quoi sert vraiment le dégoût ?
Le dégoût est une émotion de protection de l’intégrité.
Il a pour fonction de vous éloigner de ce qui pourrait être :
- toxique,
- néfaste,
- dangereux,
- ou incompatible avec ce que vous êtes.
Il agit comme un filtre de survie.
Le dégoût dit :
« Ceci n’est pas bon pour moi. »
Et il le dit sans détour.
2. En grandissant, le champ du dégoût s’élargit
En devenant adulte, ce ne sont plus seulement les aliments qui peuvent “empoisonner”.
Le dégoût s’étend à :
- des environnements,
- des comportements,
- des actes,
- des situations,
- des paroles,
- parfois même des personnes.
Ce qui déclenche le dégoût n’est pas toujours visible.
C’est souvent une toxicité subtile, ressentie avant d’être comprise.
Le corps sait avant la tête.
3. Le dégoût comme signal d’alerte
Quand quelque chose vous dégoûte, le message est clair :
« Attention.
Cela pourrait te contaminer. »
Pas forcément physiquement.
Mais émotionnellement, moralement, énergétiquement.
Le dégoût protège votre :
- santé,
- identité,
- cohérence intérieure,
- système de valeurs.
4. Pourquoi le dégoût est souvent mal accueilli
Le dégoût est inconfortable parce qu’il est tranchant.
Il ne négocie pas.
Il ne cherche pas le consensus.
Il peut déranger, car il oblige à reconnaître :
- qu’une situation est malsaine,
- qu’un lien n’est pas juste,
- qu’un environnement n’est plus supportable.
Ignorer le dégoût, c’est souvent rester exposé trop longtemps à ce qui nuit.
5. Quand le dégoût devient excessif
Comme toute émotion, le dégoût peut se figer.
S’il est trop présent, il peut enfermer dans :
- le rejet systématique,
- la fermeture,
- le jugement,
- l’hypervigilance.
Le travail n’est alors pas de supprimer le dégoût,
mais de l’affiner, pour distinguer la vraie toxicité de la peur projetée.
6. Dégoût et allergies : une piste de compréhension
Le dégoût est très proche de la notion d’allergie.
Sans réduire les allergies à une seule cause, il peut être intéressant de se demander :
- Qu’est-ce que je rejette profondément ?
- Qu’est-ce qui m’est devenu intolérable ?
- À quoi mon corps dit-il “non” avec insistance ?
Le corps parle parfois là où les mots ont manqué.
7. Accueillir le dégoût sans s’y enfermer
Accueillir le dégoût, ce n’est pas se durcir.
C’est écouter ce qu’il cherche à protéger.
Il peut indiquer :
- une limite à poser,
- un environnement à quitter,
- une valeur essentielle bafouée,
- un besoin de se respecter davantage.
Le dégoût devient alors un allié de discernement,
et non une émotion à combattre.
8. Un geste simple pour écouter le dégoût
Quand le dégoût apparaît :
- observez votre corps,
- notez le mouvement de recul,
- sentez ce qui se contracte.
Puis dites intérieurement :
« Je t’écoute.
Montre-moi ce qui n’est pas sain pour moi. »
Très souvent, la tension se relâche.
9. Pour aller plus loin
Si le dégoût revient souvent, s’il se transforme en rejet permanent ou en malaise corporel, c’est peut-être le signe qu’un environnement, une situation ou une relation mérite d’être réévaluée.
Je vous accompagne, à travers Le Voyage Intérieur, pour affiner votre discernement émotionnel et retrouver une relation plus juste avec ce qui vous entoure.
Avec présence et bienveillance,
Marilyn — Le Voyage Intérieur